Quotidien Shaarli
March 31, 2023
Au sens littéral, « pousser des cris d’orfraie » signifie tout bonnement « hurler ». Les « cris d’orfraie » (un rapace) sont stridents, et ils expriment généralement la surprise, voire l’effroi, face à une situation désagréable ou terrifiante.
Par extension, « pousser des cris d’orfraie » désigne, au figuré, le fait de protester violemment, de s’insurger de façon ostentatoire et véhémente, peut-être même excessive et démesurée, dans un sens proche d’une autre expression française, « crier au loup ».
Dans les deux locutions, la personne qui donne l’alerte s’écrie de manière inappropriée : elle s’alarme plus que de raison, et se laisse emporter par une émotion inadaptée aux circonstances.
Origine de l’expression « pousser des cris d’orfraie »
Au départ, le mot « orfraie » (issu du latin ossifraga qui signifie « oiseau briseur d’os ») désigne les rapaces diurnes. Difficile de déterminer lequel exactement, car le terme a été utilisé au fil des siècles pour dénommer plusieurs sortes de rapaces (tantôt les pygargues, tantôt les balbuzards). Aujourd’hui, ce nom vernaculaire a donc laissé sa place à des vocables scientifiques plus précis, permettant de mieux distinguer les oiseaux.
Qui plus est, le paradoxe est que les oiseaux de jour, désignés à l’origine par le mot « orfraie », ne poussent même pas de cris stridents !
En vérité, l’expression provient plutôt de la « chouette effraie », ainsi nommée par déformation du mot « orfraie ». Animal nocturne pour sa part, cette chouette blanche très commune, aussi appelée « effraie des clochers » ou « fressaie », émet des hurlements stridents et « effrayants » (d’où le glissement orthographique), et considérés comme étant de mauvais augure.
Il y a 5700 ans, nos ancêtres mâchaient déjà des chewing-gums. L'un d'eux (du bouleau mâché) a été retrouvé au Danemark, et a permis de récupérer l'ADN complet de la personne qui l'avait mastiqué : une femme à la peau sombre et aux yeux bleus. On sait aussi qu'elle était intolérante au lactose, souffrait d'une maladie des gencives, et l'un de ses derniers repas était constitué de canard et de noix.
Ils sont forts ! 👍