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Quand une baleine meurt, ce n’est pas la fin, mais le début d’un monde. Sa chute dans les abysses crée un écosystème complexe capable de nourrir jusqu’à 400 espèces — du requin aux bactéries — pendant des décennies. Certaines créatures ne vivent même que là.
Des vers comme Osedax se nourrissent directement des os, grâce à des bactéries capables d’en extraire l’énergie. Dans l’obscurité totale, une seule carcasse devient une oasis durable, un véritable îlot de vie au milieu du désert profond.
Chez les hermines, les femelles s'accouplent alors qu'elles sont encore très jeunes, mais elles ne mettent bas qu'une fois adultes. Cette particularité s'explique par le fait que les femelles sont sexuellement matures dès deux à trois semaines. Après l'accouplement, la gestation dure presque un an : deux semaines après la fécondation, le développement embryonnaire s'interrompt, puis reprend au printemps suivant, lorsque les femelles sont adultes.
Lorsqu’ils perdent leur queue par autotomie caudale, généralement pour distraire un prédateur, certains lézards peuvent revenir sur le lieu de l’attaque pour la consommer.
Les chauves-souris ont une particularité quasi unique chez les mammifères : elles vivent bien plus longtemps que leur taille ne le laisserait supposer. Comparées à d'autres mammifères de la même taille, elles vivent jusqu'à dix fois plus longtemps, dépassant parfois les 40 ans dans leur habitat naturel.
Cette longévité exceptionnelle s’explique par plusieurs facteurs biologiques et n’est égalée, parmi les petits mammifères, que par le rat-taupe nu.
Chez la fourmi Messor ibericus, la reine possède une particularité unique : elle est capable de pondre des œufs de 2 espèces différentes ! En s’accouplant avec les mâles de sa propre espèce, elle produit des reines, mais elle peut aussi s'accoupler avec les mâles d’une autre espèce (M. structor) : elle met alors au monde des ouvrières.
Enfin, sans mâle, elle peut aussi produire une nouvelle génération de mâles de chacune de ces deux espèces.
Le "Project X-Ray" est l'un des plus saugrenus de la Seconde Guerre mondiale. Il consistait à larguer des bombes contenant des chauves-souris qui elles-mêmes portaient des bombes incendiaires à retardement. L'idée était qu'elles aillent se percher au sommet des maisons pour les incendier
Le "paradoxe du krill" est le nom donné à un phénomène observé dans les années 1970 : alors que la population de baleines avait drastiquement chuté, celle du krill, qui constitue leur principale source de nourriture, avait aussi largement décliné, alors qu'elle aurait dû être en nette augmentation.
Il s'avère que les baleines jouent un rôle primordial pour le krill : leurs déjections contiennent du fer qui est absorbé par le phytoplancton, qui sert lui-même de nourriture au krill. Sans cette source de fer, la population de krill avait donc aussi chuté.
Nigersaurus taqueti était un dinosaure au physique particulier. Le crâne de ce sauropode, qui vivait il y a environ 118 millions d'années, était doté d'une sorte de bec élargi, garni de 500 dents agencées en ligne droite. Cette dentition fournie lui permettait de brouter, à la manière d'une vache.
Megaloceros giganteus portait des bois spectaculaires. Ce cerf géant, qui s'éteignit durant l'Holocène, pouvait atteindre 2 m au garrot et ses bois pouvaient dépasser les 3,50 m d'une extrémité à l'autre, soit presque deux fois plus que ceux de l'élan.
Contrairement à d'autres projets d'introduction d'animaux en Australie, celui des bousiers fut un succès. Le pays faisait face à d'importants problèmes liés à l'accumulation de bouses, que les insectes locaux ne dégradaient pas. On importa donc plusieurs variétés de bousiers. Menée entre 1965 et 1985, l'opération permit de drastiquement diminuer les quantités de déjections, ainsi que les populations de mouches.
Ozimops petersi est une petite chauve-souris australienne, connue pour sa tolérance record aux variations de température. Sa température corporelle peut ainsi varier entre 3,3 °C à 45,8 °C (et peut-être plus), atteignant des températures qui tueraient la plupart des mammifères.
Cette aptitude est notamment permise par un état de torpeur dans lequel l'animal tombe lorsque sa température est trop basse ou trop haute : son métabolisme et son rythme cardiaque sont ralentis et seules les fonctions vitales sont maintenues.
En Grèce, les araignées du genre Tetragnatha ne sont pas discrètes. Elles se regroupent par milliers pour profiter de conditions climatiques favorables et peuvent tisser des toiles impressionnantes sur des centaines de mètres.
Un couple d’orques a été surpris en train de s’embrasser, en joignant leurs bouches et en se mordillant la langue, dans les eaux des fjords de Kvænangen, au nord de la Norvège. Si ce comportement avait déjà été documenté chez des orques en captivité, c’est la première fois qu’il est observé en milieu sauvage.
On a tendance à imaginer les dinosaures dans des environnements tropicaux, du fait des représentations cinématographiques, mais certains vécurent dans des régions bien plus froides. C'est le cas notamment des Hypsilophodontidae qui étaient adaptés au climat austral, et certains auraient vécu dans la partie nord de l'Alaska.
Des catastrophes naturelles comme les séismes, les ouragans ou les inondations ne provoquent pas tant de morts que cela lorsqu'elles surviennent. Il y a 30, voire 200 fois plus de victimes par la suite à cause des conditions de vie qui empirent, jusqu'à ce qu'elles reviennent à la normale.
En vous promenant en forêt la nuit, vous verrez peut-être un "feu de fée". Le terme désigne le halo bleu-verdâtre créé par certaines espèces de champignons bioluminescents. L'utilité du phénomène, connu depuis l'Antiquité, est un mystère : il pourrait servir à attirer certains animaux disséminateurs de spores, ou au contraire, à éloigner des animaux susceptibles de manger les champignons.
Certains vers ne vivent que dans les glaces. Il s'agit de vers du genre Mesenchytraeus, qui vivent dans les glaciers et ne peuvent survivre à l'éxterieur : ils meurent si la température devient positive et leur structure membraneuse peut "fondre" au-dessus de 5°C.
On ne sait pas très bien comment ils parviennent à se déplacer dans la glace.
L’idée que les souris adorent le fromage est surtout un mythe populaire, largement diffusé par les dessins animés et la culture populaire (comme Tom & Jerry). Leurs aliments préférés sont plutôt riches en glucides : céréales, fruits et beurre de cacahuète.
Certaines sortes de fromage, notamment les fromages très odorants ou fermentés (comme le roquefort), peuvent même repousser certaines souris.
Les pigeons de ville sont des pigeons biset, qui, dans la nature, ont l'habitude de nicher sur des falaises, et qui se sont adaptés au milieu urbain en nichant sur des corniches ou des rebords. Leurs nids sont particulièrement rudimentaires car ils ne savent pas en faire : ils sont souvent constitués de quelques brindilles ou branchages posés en tas, sans aucune cohésion.
Les koalas sont quasiment tous infectés par un rétrovirus, le KoRV, qui provoque des symptômes similaires au SIDA, en particulier une immunodéficience qui les rend très vulnérables aux maladies. Certains koalas ont cependant développé une résistance au KoRv, phénomène qui intéresse les chercheurs, car il pourrait permettre de développer de nouvelles thérapies chez les humains.
Les laboratoires pharmaceutiques ont parfois leurs propres élevages de chevaux. Les chevaux ont en effet une grande capacité de production d'anticorps et sont exploités pour produire des sérums, des vaccins ou encore des antivenins.
Les tortues des Galápagos entretiennent une relation mutualiste avec certains pinsons qui les nettoient de leurs parasites. Mais cette relation est parfois détournée de façon sournoise : les tortues attendent que l'oiseau passe en-dessous d'elles, puis rétractent leurs membres, écrasant le volatile qu'elles dévorent ensuite. Un comportement d'autant plus surprenant qu'elles sont normalement herbivores et frugivores.
Les castors américains et européens se ressemblent énormément, mais ils sont génétiquement différents : le castor américain possède 40 chromosomes, alors que le castor européen en possède 48. Cette différence résulte d'une fusion chromosomique et rend toute hybridation impossible : même sur les territoires où les deux espèces cohabitent, elles ne peuvent pas se reproduire entre elles.
Le cratérope bicolore est un oiseau africain qui vit en petits groupes, comportant une quinzaine d'adultes. Si la population du groupe devient critique (pour son renouvellement démographique ou la défense du territoire) ces oiseaux ont une solution radicale : le kidnapping. Les adultes enlèvent des oisillons dans un autre groupe, pour les élever comme les leurs.
Ce comportement, qui demande une forte dépense énergétique, permet de fortifier le groupe et introduit de la diversité génétique.
Certaines petites araignées utilisent le champ électrique terrestre pour voler sur des milliers de kilomètres. Pour cela, elles exploitent les différences de champ électrique qu'elles perçoivent grâce aux poils de leurs pattes. Elles se placent en hauteur et lancent un fil de soie, qui sera hissé dans les airs.
On pensait auparavant que cette technique, baptisée "ballooning", était basée sur l'exploitation des courants aériens.
En Australie, le "Drop Bear" est une sorte de Koala carnivore et agressif, qui se jette sur les touristes depuis la cime des arbres. Cet animal, imaginaire bien sûr, est l'équivalent de notre dahu. Pour s'en protéger, on peut appliquer du dentifrice derrière les oreilles ou mettre des fourchettes dans les cheveux.
Tout comme les bébés humains sucent parfois leur pouce, les éléphanteaux sucent souvent leur trompe. Cette pratique, qui perdure parfois à l'âge adulte, remplit la même fonction que chez les humains : elle apporte du réconfort et fait diminuer le stress.
Une à une, toutes les marques de supériorité de l'humain sur l'animal s'effondrent... 👍
Les poules pondent parfois des "œufs de fée", aussi appelés "œufs de vent". Le terme désigne de petits œufs dépourvus de jaune. Il existe plusieurs causes possibles : le stress, l'âge de la poule (trop jeune), un défaut d'alimentation, etc. Ils sont comestibles, mais ne contiennent que du blanc.
Chez les oiseaux, l'engoulevent à balanciers dispose d'une particularité esthétique étonnante. En période de reproduction, les mâles ont des « étendards » qui poussent au milieu de leurs ailes, donnant l'impression en vol d'être poursuivis par deux chauves-souris.
Regarder la vidéo dans le lien pour bien se rendre compte.
Les humains ne sont pas les seuls à rougir sous le coup de l'émotion. Le même phénomène a été observé chez des perroquets Ara bleus, en réponse à une émotion positive.
Contrairement à une idée répandue, les chauves-souris ne sont pas aveugles : au contraire, la plupart des espèces ont une très bonne vue, souvent meilleure que la nôtre, en particulier dans la pénombre. Elles utilisent donc leur vue pour se repérer et l'écholocalisation en complément.
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Durant des siècles, le Chien tahitien a tenu un rôle central dans la société tahitienne. Il était élevé pour sa viande, considéré comme un mets luxueux, et le reste servait à fabriquer des objets et des vêtements. La race disparut avec l'arrivée des colons européens, mais pas la cynophagie : aujourd'hui, et malgré une interdiction remontant à 1959, la viande de chien y est encore consommée.
Ainsi, certains aliments sont absolument à éviter, au risque que votre animal atterrisse aux urgences vétérinaires : « Il s’agit du chocolat, du raisin, de l’ail, de l’oignon, du poireau, de l’avocat et des noix de macadamia », détaille Charlotte Devaux, vétérinaire nutritionniste.
La lacryphagie désigne le fait de consommer des larmes. Elle est largement pratiquée chez les insectes, notamment par certains papillons, qui aspirent les larmes de différents animaux (comme des oiseaux ou des reptiles). Ils se procurent ainsi des sels minéraux, mais aussi des protéines.
Bien que les hyènes ressemblent à de gros chiens, ce ne sont pas des canidés, ni même des caniformes. Elles appartiennent au sous-ordre des Feliformia, et sont donc plus proches génétiquement des félins (comme le chat ou le lion) que des chiens.
En Colombie-Britannique, on rencontre de véritables loups de mer. Génétiquement différents des loups continentaux, ils se nourrissent principalement de poissons et de fruits de mer et peuvent nager pendant des heures.
Les pandas géants donnent naissance à des jumeaux une fois sur deux, mais cela ne sert pratiquement à rien : dans la grande majorité des cas, la mère ne peut nourrir qu'un des petits, et délaisse le plus faible jusqu'à ce qu'il meurt de faim. En captivité, on parvient souvent à sauver le deuxième.
Rhinoclemmys pulcherrima manni est appelée la tortue en bois peint. Originaire du Costa Rica et du Nicaragua, elle est réputée pour sa carapace vert olive, ornée de dessins rouge et orangés, lui donnant l'aspect de peintures humaines.
Durant des décennies, la question de savoir si le tyrannosaure était un chasseur ou un charognard a agité la communauté des paléontologues. La question fut tranchée en 2013, quand un fossile de vertèbre fut découvert avec une dent de tyrannosaure plantée dedans : le tissu osseux avait cicatrisé autour.
Ceci indiquait qu'il s'attaquait bien à des proies vivantes (ce qui ne l'empêchait pas d'être charognard à l'occasion) et que sa proie avait survécu, au moins plusieurs mois, à l'attaque.
Chez de nombreux animaux, les petits mangent des excréments pour être en bonne santé. La coprophagie leur permet en effet d'ingérer les bactéries essentielles à leur nouveau régime alimentaire. Chez les éléphants par exemple, les bébés acquièrent ainsi des microbes qui décomposent les plantes.
La coprophagie est aussi pratiquée par des animaux adultes, notamment pour s'adapter à de nouveaux environnements ou après une maladie.
Dans de nombreux pays, le polo se pratique non pas à cheval, mais à dos de chameau. C'est le cas dans les pays du Golfe, mais aussi en Mongolie ou encore en Inde.
La grande douve du foie se reproduit de manière très particulière. Sa larve doit contaminer un mollusque précis, puis se fixer sur une algue qui sera mangée par un ruminant et pondre des oeufs dans ses selles. Pour augmenter ses chances, une seule douve peut avoir 40 milliards d'enfants dans sa vie.
Le tambalacoque est un arbre qui a failli disparaître à cause de l’extinction des dodos. En effet, les derniers spécimens ne produisaient que des fruits qui ne germaient pas. Ce n’est que lorsque des dindes ont mangé des graines que l’on a compris qu’elles devaient d’abord être digérées pour germer.
Les orangs-outans ont des notions de médecine car on a déjà vu des spécimens se soigner avec des pansements. C'est le cas de Rakus, un orang-outan de Sumatra, qui, après avoir été blessé au visage, s'est confectionné un cataplasme à base de pulpe d'Akar Kuning, une plante connue pour son action antibactérienne et anti-inflammatoire.
L'invention du vélo doit beaucoup à l'éruption du Tambora en 1815. Celle-ci causa une "année sans été" en Europe, qui entraîna un manque d'avoine et un abattage massif de chevaux. Ceci conduisit Karl Drais à créer sa fameuse draisienne, ancêtre du vélo moderne, pour pallier le manque de chevaux.
A Poznan, en Pologne, la qualité (et la distribution) de l'eau est vérifiée par 8 palourdes. Celles-ci, reliées à un système électronique, se ferment lorsque l'eau est contaminée, entraînant l'interruption de la distribution.
Depuis 2020, plus de 600 interactions entre des épaulard (Orques) et des bateaux de plaisance ont été recensées autour de Gibraltar. Cela va du simple encerclement à la casse du matériel, principalement les safrans, provoquant le naufrage de 4 navires. Les scientifiques s'accordent aujourd'hui pour dire que c'est un jeu même si plusieurs théories avaient été avancées dont l'apprentissage de l'attaque aux plus jeunes par une matriarche vengeresse.
D'après une étude menée par le CNRS en Europe, la population des oiseaux à décliné de 25% en l'espace de 40 ans. Cela représente 800 millions d'individus depuis 1980. Les raisons de cet effondrement sont toutes d'origines humaines, l'intensification de l'agriculture étant le facteur de pression dominant.
Pour survivre durant l'hiver, la chauve-souris Murina ussuriensisa a une méthode peu commune. Elle se roule en boule et se laisse ensevelir sous la neige, abaissant sa température à 5°.
On la trouve en Asie.






