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A la fin des années 1850, le photographe et sculpteur français François Willème mit au point un procédé extraordinaire : la photosculpture. Celle-ci permet de réaliser en un temps record des sculptures extrêmement ressemblantes de personnes ou d'objets photographiés à 360° à l'intérieur d'un dôme.
Les différents clichés obtenus (24 au total, pris simultanément) sont projetés sur la glaise, et le sculpteur peut reporter fidèlement les dimensions du modèle grâce à un pantographe.
Labo des savoirs, version 2021-2022, et une saison à nouveau sous la surveillance de la covid-19. Alors c’est sûr, on en a peut-être un peu marre de cette pandémie et on aimerait bien passer à autre chose mais… Mais impossible de ne pas aborder en cette rentrée le délicat sujet de la vaccination.
Un mouvement antivax né en même temps que le développement de la vaccination et son caractère obligatoire. Pour tenter de comprendre son histoire, nous avons pu interviewer Françoise Salvadori, docteure en immunologie en maîtresse de conférences à l’université de Bourgogne en juillet dernier. A l’occasion d’une conférence publique donnée au Museum d’histoire naturelle de Nantes : Petite histoire de la vaccination et de ses opposants, Dounia Saez a pu lui poser quelques questions sur son parcours et ses travaux en préambule de sa conférence. Pour compléter cette émission, Sophie Podevin viendra ensuite nous parler du fameux vaccin à ARN messager et des implications pour de nouvelles pistes thérapeutiques. Place ensuite à notre interview de Françoise Salvadori sur l’histoire des mouvements anti-vax, le tout entrecoupé de morceaux choisis de la playlist de Prun’.
30 minutes pour les 150 ans de Cro-Magnon, avec Philippe Charlier, médecin légiste, anatomo-pathologiste, archéo-anthropologue et paléopathologiste et Antoine Balzeau, paléoanthropologue, chercheur au CNRS et au Muséum d’Histoire naturelle.
Avec :
Philippe Charlier (Médecin légiste, archéologue et anthropologue, directeur de la recherche et de l’enseignement au musée du quai Branly Jacques Chirac), Antoine Balzeau (chargé de recherches au CNRS, chercheur au Muséum National d'Histoire naturelle de Paris).
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En 1868, un minuscule abri-sous-roche des Eyzies-de-Tayac (Dordogne) est creusé par François Berthoumeyrou en vue d’en extraire des sédiments destinés à la création d’une nouvelle route. A l’intérieur de cet abri de « Cro-Magnon », la découverte de squelettes, associés à des silex, atteste pour la première fois la présence de l’Homme préhistorique, l’homme antédiluvien. Quatre adultes et un enfant, sont présents et paraissent semblables à nous. A. de Quatrefages et E. Hamy créent, en 1874, une nouvelle « race » celle de Cro-Magnon… Avec sa très grande taille, son crâne très volumineux, son occipital souvent saillant et sa face large, Cro-Magnon est le premier représentant de « l’homme moderne » (Sapiens sapiens) en Europe. Désormais daté d’environ 28000 ans, il est attribué par les chercheurs à la culture gravettienne. Les récentes découvertes de sépultures de la grotte de Cussac (Dordogne) s’apparentent elles aussi à cette période du Paléolithique supérieur.
Voilà une bien fâcheuse situation pour le Roi-Soleil ! En 1686, il souffre d'atroces démangeaisons liées à une fistule bien mal placée. Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'est cette mésaventure qui est à l'origine de l'hymne national britannique, le fameux "God save the Queen". Découvrez ce nouveau récit sans attendre, partagez-le et n'oubliez pas de vous abonner à Perles d'Histoire (en activant les notifications). Bonne écoute !
Il voulait saisir tous les secrets du Monde, les milliers de pages et de dessins qu’il a laissés attestent de son insatiable curiosité. Mais cet autodidacte que l’on présente souvent comme le plus grand génie de tous les temps est-il vraiment l’auteur de découvertes scientifiques majeures ?
La célèbre comptine "Am stram gram" permettant aux enfants de se tirer au sort proviendrait d'un rite chamanique issu du paganisme germanique du IXe siècle. Ce rite mortuaire permettait d'invoquer Gram, le loup céleste, durant le banquet des morts.
Cette semaine, le programme Apollo et les missions de la NASA sur la Lune sont au coeur des Idées claires, notre programme hebdomadaire produit par Franceinfo et france Culture et destiné à lutter contre les désordres de l'information, des fake news aux idées reçues.
Contrairement à un mythe tenace, ce ne sont ni Galilée ni Christophe Colomb qui ont découvert la rotondité du globe terrestre. Et au Moyen Âge, personne ne croyait que la Terre était plate. Alors à qui doit-on cette rumeur, et pourquoi perdure-t-elle aujourd'hui ?
À 35'00" : l'encyclopédie Diderot et d'Alembert pris voltaire ont diffusés l'idée qu'au Moyen-Âge, on pensait que la tête était plate.
À 48'00" : Christophe Colomb n'a pas eu affaire aux religieux pour prouver que la tête est ronde, seulement pour estimer la durée du voyage.
Non, il ne s'est pas arrêté à la frontière. Merci de le rappeler.
Historiquement, le sel est un produit important, beaucoup plus qu’aujourd’hui. Certaines civilisations, comme les Aztèques ou les Indiens d’Amérique, le vénéraient.
La salaison a pendant longtemps été la seule façon de conserver la nourriture, à la fois dans le but de constituer des réserves et dans le but d’en faire le commerce.
Le terme de « salade » vient de là par exemple : les Romains conservaient divers légumes dans l’eau ou l’huile salée.Dans l’antiquité, le sel a fait office de monnaie d’échange entre les marchands, les villages, les peuples. On payait également les soldats avec du sel, d’où le terme de « salaire » pour la rémunération, et l’on dit que quelqu’un de vaillant « vaut son pesant de sel ». Les propriétés aseptiques du sel font qu’il était aussi utilisé par les militaires pour désinfecter ou cautériser les blessures par exemple.
Avec tout ceci, il était donc vital pour un peuple, un état, d’en avoir suffisamment et parfois de le taxer (la gabelle était une taxe sur le sel).
Aujourd’hui, le sel n’est plus aussi rare ni aussi précieux. Cette transition s’est faite vers le milieu du XIXᵉ siècle : les géologues, jusqu’alors mandatés pour trouver des mines de sel pour le sel, sont maintenant consultés pour trouver des couches de sel pour du pétrole ! Le pétrole et le sel gemme sont tous les deux les restes d’anciens lacs. De plus, les dépôts de sel constituent une poche imperméable sous laquelle le pétrole reste piégé.
Cette course à la recherche de l’or noir a pu mettre au jour un nombre important de gisements de sel, qui finit alors par être surabondant.
Ajoutons à ça qu’à la même époque l’on commence à découvrir les méthodes de production de froid grâce aux machines thermodynamiques et aux progrès de la physique et qui serviront pour conserver les aliments directement, et le sel n’est plus aussi important.
Photo couleur du rover de la mission Apollo 16 sur la Lune
En 1970, Jim Woodman proposa une théorie audacieuse pour expliquer la façon dont les Péruviens (et d'autres peuples) avaient tracé des géoglyphes comme ceux de Nazca : ils auraient utilisé des montgolfières. Pour étayer sa théorie, il construisit un ballon en utilisant les matériaux de l'époque (cuir et roseaux), qui parvint à voler. Rien ne prouve que les Péruviens en utilisaient, mais l'expérience montra que c'était technologiquement possible.
Les midinettes sont des femmes quo à midi mangent une dînette --> midi + dînette = midinette.
Une dînette désigne un petit repas pris sur le pouce.
On a nommé midinettes, des femmes qui sont couturières dans de grands ateliers où elles cousent de belle robes.
En mai 1917, elles apprennent qu'elles travailleront plus le samedi après-midi, à cause des restrictions pendant la 1ère guerre mondiale. C'est pour imiter les anglais qui sont déjà passés à ce système. Mais les anglaises sont indemnisées pour leur après-midi chômé. Les midinettes vont donc faire grève pendant 2 semaines. Elles ont alors obtenu une indemnisation et la journée chômée.
La mesure d'un jour et demi non travaillé s'est ensuite étendu à tous les travailleurs. Finalement, les midinettes nous ont donc apporté notre week-end.
La coutume occidentale consistant à porter du blanc le jour de son mariage vient de la reine Victoria. Lorsqu'elle épousa le Prince Albert en 1840, Victoria choisit une robe blanche inhabituelle et une couronne de fleurs, coupant avec les traditionnelles couleurs vives des tenues royales.
De nombreux dirigeants européens copièrent cette tendance par la suite. Plus tard, le fait que le blanc se prête si bien à la photographie en noir et blanc lui permit de s’imposer. Cependant, il fallut attendre des décennies pour que cette tradition gagne le public, devenant synonyme de mariage.
Au musée de l'apartheid à Johannesburg, le ton est donné avant même la visite du musée. Le ticket d'entrée vous assigne aléatoirement une couleur de peau et vous invite à entrer par la porte pour les blancs, ou par celle pour les non blancs.
Histoire de remettre dans le bain de la discrimination raciale.
Au XIIIe siècle, un accusé passible d’une peine afflictive avait pour obligation de s’asseoir sur une sellette, un petit tabouret très bas, pendant son dernier interrogatoire, avant que la sentence du juge ne tombe.
Pièce maitresse de ces interrogatoires, le siège sur lequel demeuraient assis les prévenus était volontairement très bas. Dominés par les juges, ils étaient ainsi placés en position d’infériorité, humiliante et dégradante, et n’avaient guère d’autre choix que de se justifier.
Depuis la Révolution de 1789, cette fameuse sellette n’existe plus, son usage ayant été aboli et « remplacé » par le banc des accusés des tribunaux.
... La 2ème partie du billet est ici : Le ‘certificat de vaccine’ : un papier indispensable au XIXe siècle (2/2)